Le Royaume-Uni s'attend à être touché par les tarifs douaniers de Trump et n'exclut pas des représailles, selon Downing Street. Discussions en cours pour un accord économique avec les États-Unis.
Le Royaume-Uni s'attend à être touché par les tarifs douaniers annoncés par les États-Unis, selon des sources gouvernementales. Des discussions sont en cours pour tenter d'obtenir une exemption, mais aucune issue favorable n'est garantie avant l'entrée en vigueur prévue des mesures.
Un porte-parole du Premier ministre britannique a déclaré que les négociations sur un accord économique entre les deux pays se déroulaient de manière constructive, mais qu'elles se prolongeraient probablement au-delà de la date butoir fixée par le président américain. Les nouvelles taxes à l'importation de 25% sur les voitures et les pièces automobiles doivent prendre effet cette semaine.
Ces tarifs s'inscrivent dans une série de mesures protectionnistes déjà appliquées par l'administration Trump, qui affectent notamment les exportations britanniques d'acier et d'aluminium vers les États-Unis. Récemment, le président américain a laissé entendre que ces mesures toucheraient tous les pays, et pas seulement ceux accusant les plus grands déséquilibres commerciaux.
Nous agirons toujours dans l'intérêt national et nous nous préparons à toutes les éventualités
a affirmé le porte-parole, tout en soulignant qu'un conflit commercial avec les États-Unis ne serait dans l'intérêt de personne. Cependant, le gouvernement britannique n'exclut aucune option en cas d'application des tarifs.
Certains partis politiques, comme les Libéraux-Démocrates, exhortent le gouvernement à adopter une position ferme, à l'instar du Canada et de l'Union européenne. Il est essentiel de montrer que nous ne nous laisserons pas intimider a déclaré leur leader, suggérant des mesures de rétorsion ciblées.
Les analystes économiques mettent en garde contre les conséquences potentielles d'un conflit commercial. Selon l'Office for Budget Responsibility, une escalade tarifaire pourrait réduire la croissance britannique de 0,6% cette année et de 1% l'année prochaine dans le scénario le plus défavorable. Même sans riposte du Royaume-Uni, l'impact serait sensible, avec une révision à la baisse des prévisions de PIB.
Le secteur automobile britannique, qui exporte pour 7,6 milliards de livres sterling par an vers les États-Unis, serait particulièrement vulnérable. Les constructeurs de voitures de luxe comme Rolls-Royce et Aston Martin pourraient subir de plein fouet ces nouvelles mesures.
L'administration américaine justifie ces tarifs par la nécessité de protéger l'industrie locale et l'emploi, malgré les craintes d'une hausse des prix pour les consommateurs. Lors d'une récente rencontre à la Maison Blanche, le président Trump avait évoqué la possibilité d'un véritable accord commercial avec le Royaume-Uni, laissant entrevoir une éventuelle exemption.
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